NO SHAKING THRONE

NO SHAKING THRONE
Le Roi est roi, est c'est en cela sa qualité première. Autour de lui on se prosterne, on s'agenouille. Quand Sa Majesté passe, le sujet se courbe puis se casse. Plus un mot, plus un bruit, plus un mouvement : la moindre brise pourrait perturber la suprématie du Roi. La moindre pensée devient arme contre lui, la plus petite réflexion est une dague pointée sur sa poitrine. Le Roi a peur de perdre sa place, alors le Roi tue, le Roi condamne, le Roi régit les lois. Et le peuple se meurt pour la santé du Roi, et craint sa mort plutôt que la sienne.

Le Roi est roi, et c'est pour ca qu'on ne le voit pas. Tout le monde parle de lui, mais peu l'on déjà vu. Ceux qui s'en sont approchés sont ses alliés, corrompus jusqu'a la moelle, pret a jeter l'humanité dans la boue pour avoir sa place près du Soleil Caché, au plus haut de la pyramide. Le commun des mortels est destiné à subir ses rayons jusqu'a leur mort.

Le Roi est roi, et ce depuis longtemps. Le Roi existe dans l'Homme; il se retrouve dans ces vices les plus exécrables, dans l'argent, dans la guerre, dans la luxure, et il prend Dieu comme modèle, scandant son nom afin de rallier le peuple. Les sujets y croient, et vivent ainsi indifféremment dans la misère que dans la richesse, aveuglés par des idéaux, des faux espoirs, un salut imaginaire, toute une société qui se voue a cacher le Roi a son insu.

Le Roi est roi. Il est dans son trône. Il vous regarde, d'un seul oeil, et contemple la destruction du monde avec un sourire satisfait. Il observe ce chef d'état comme il observe un travailleur dans une usine en Chine. Il ricane, en se disant que tout deux oeuvrent de leur plein gré à son avènement. Il voit les pôles en train de fondre, les gaz s'échapper des hautes cheminées, la maladie qui ravage un septieme de la population.
Il lui suffit de lever un doigt. Mais il ne le fera pas.
Il se contente de fermer son unique paupière, et d'obscurcir la vérité.


Le Roi est roi. Et nous sommes tous ses sujets.




Ôde a la cupidité des Hommes
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# Posté le jeudi 06 novembre 2008 12:52

Modifié le jeudi 06 novembre 2008 13:07

Night Smoke

Plaisirs Nocturnes

Il y a ce genre de nuits qui semblent surréalistes. Où tout est synchrone, en harmonie autour de soi. L'obscurité rend intime et secret le moindre évenement, et procure un bonheur justifié aux seules personnes encore éveillées, tard dans la nuit. Le plus simple mouvement, la plus simple marche, devient une danse spectrale, illuminée par le clair de lune, bercée par le vent discret et les quelques miaulements de chats (pour ne pas dire hurlement, pour certains); la fenêtre ouverte sur le noir intense du ciel renvoie le souvenir éloigné des étoiles qui y résident. Celles-ci ne sont pas visibles du premier coup, on y fait jamais vraiment attention, dans l'atmosphere dense qui règne sur la ville.
Ce qui est commun sous les rayons du soleil devient extraordinaire une fois plongé dans les ténèbres. La moindre perception s'amplifie. La moindre lumière éclaire tout un quartier. La rougeur de la cigarette envahit le balcon. La fumée, d'habitude sauvage et éphèmere, prends son temps pour se dissiper. La moindre particule ralentit, s'étire, afin de mieux refléter sa vraie nature, blanchâtre et fantomatique, avant de disparaître à jamais. La moindre seconde, dans l'obscurité, paraît éternité.
La pensée fait de même : elle imite la fumée. Mon cerveau devient une cheminée dans laquelle le fil spectral de mes idées s'épaissit et s'accumule. La pression monte dans mon crâne, sous l'effet de l'ecstasy nocturne. C'est ca, ma dope, ma drogue : La Nuit.

Et puis, c'est bien marqué sur les paquets de clopes : "Fumer NUIT gravement à votre santé". Pour leur prochaine campagne, ils devraient écrire : "A votre santé ! Fumez la nuit. Gravement."
Night Smoke

# Posté le vendredi 18 juillet 2008 13:14

The World Shatters In My Ears



Une histoire qui est partie de rien. Qui a pris de l'importance au fil du temps, au gré de nos émotions. Une histoire qu'on a vécu seuls, jusqu'a maintenant. Une histoire qui a eu du mal a commencer. J'vais pas faire un roman. Tout ce que j'ai a dire, tu le sais depuis longtemps.




Pix : Isa et moi-même, durant l'art pla.
The World Shatters In My Ears

# Posté le mardi 06 mai 2008 14:53

Modifié le samedi 28 juin 2008 15:47

Boum ! (fait le petit coeur qui bat)



Il marche. Il descend la rue. Les batiments à ces cotés s'effacent au rythme de ses pas. Tout droit. Une avenue infiniment grande, ce soir. Le poids de l'alcool se fait sentir dans ses jambes et dans sa tête; bientôt, c'est tout son corps qui s'engourdit. Il ne s'arrête pas.
Il court. Ses pas resonnent dans le vide nocturne. Le goudron épais sous ses pieds etouffe tant bien que mal le lourd bruit de la semelle, cognant sans répit sur le sol. Droit devant lui. Il ne peut plus penser à rien, il détale, aussi vite que les 2 litres de Manzanita peuvent l'emporter. Sa respiration s'accelere, elle aussi. Comme le corps est bien fait, quand même. L'apport d'oxygène se fait plus difficile. "De l'air !", voudrait il crier. Mais il ne peut plus. Et son corps lui même ne réponds plus; entrainé par la vitesse, entrainé par l'ivresse, il est capable de s'évader.
"DE L'AIR !!"
Le rythme s'intensifie, son coeur accélère la cadence. Les immeubles défilent devant ses yeux. Le bout de la rue était encore tellement loin... sa course folle ne doit pas s'arrêter. L'oxygène est maintenant un lointain souvenir. La rue même ne semble plus exister; il ferme les yeux. Son galop l'entraine. La prochaine fois qu'il rouvrirait les yeux, il y sera, au bout de l'avenue. Le temps s'accelererait pour lui, et, convaincu, il se sera échappé du monde à ses trousses, il aura semé les fantômes de la haine, du ressentiment, de la jalousie, du chaos, de l'amour, et des problèmes en général.
Le temps n'a plus de valeur, dans la nuit la plus totale. Il le savait; la seule chose qui le rappelait à la vie était le ressenti du sol sous ses chaussures. Des pompes qu'il s'était acheté spécialement pour cette soirée, des mocassins bien classe. Il pensait : "Maintenant que je les porte, j'ai l'air un peu plus grand, ca donne un look plus solennel aussi"... Solennel mon cul. Être bien habillé pour perdre son rêve et son idéal, c'est comme choisir quel collier mettre avant de se faire guillotiner... ce n'est qu'accessoire destiné a se tromper soi-même, pour se détourner de la vérité. A tout bien réfléchir, l'alcool qu'il avait englouti n'est qu'accessoire aussi. Merde. Quel idiot. Si il savait que sa tête avait des reflexions sur sa vie, il s'arreterait peut etre de courir.
Il ouvre les yeux, enfin ! Le bout de la rue est visible. Jamais il n'avait couru aussi vite. Jamais aucun homme n'avait couru aussi vite. C'est normal quand on a notre vie a nos trousses.
Son pas s'interrompt soudain. Il titube sur la route. Il détourne légèrement la tête, et tente de lire le panneau au coin de la rue; ca fait mal. Impossible de voir quoi que ce soit, ces yeux se referment. Tout tourne autour de lui. Au milieu de la route, il semble pris dans un tourniquet impitoyable... il s'arrête.
Ses bras s'ouvrent. Immobile, il contemple la rue qu'il vient de traverser. "DE L'AIR !" Ses poumons l'implorent. Enfin, sa bouche s'ouvre. Il inspire lentement et profondément, comme si il n'avait jamais respiré auparavant. Avait il réussi? Serait ce là la sérénité tant recherchée? Avait il oublié désormais la fureur qui le faisait tant de peine? Pouvait il tourner la page, désormais? La réalité s'est envolée, un instant. Le rêve est là : il flotte tout autour de nous. Il nous appelle et nous pousse, quand nous dormons, quand nous jouons, quand nous lisons, quand nous explosons, dans la rue, a minuit dix. Il n'attends que ça, le bougre. Qu'on s'arrête pour l'écouter, qu'on y prenne goût. Et là, la réalité, cette traîtresse, reviens devant nos yeux. Fini les rêves. Fini ton idéal. Fini ton amour imbécile. Ils repartent tous comme ils sont venus. Et il attendait, les bras ouverts, dans cette rue, que ces rêves lui reviennent, tandis qu'il haissait encore la réalité qu'il venait de chasser.

Une lumière aveuglante.
BOUM. Crissement de pneus.
BOUM. Bruits de pas précipités; cris.
BOUM. Une sirène au loin.
BOUM. On m'emporte.
BOUM. BOUM. BOUM. Massage cardiaque.
BOUM. BOUM. Regards paniqués.
BOUM. Je m'efface d'abord.

"La réalité est une salope. Elle m'a écrasé dans la rue, un soir de printemps. En même temps, je comprends qu'elle m'en veuille, je l'ai quittée"

BOUM!... Je meurs.

# Posté le mardi 08 avril 2008 18:56

Modifié le jeudi 10 avril 2008 13:02

DIO - Distraught Overlord... quoi?

DIO - Distraught Overlord... quoi?
Bon, apres une journée de JFB particulierement extreme, rien de mieux qu'un bon concert bien hard, bien Japon, bien sympa en compagnie de Chéchile, qui m'a fait découvrir le groupe^^



Une petite pensée particulière a celui qui a gueulé "G.I. Joe" dans la salle au lieu de "D.I.O", parce que j'ai pensé a la meme blague que lui (comme quoi, j'ai des rivaux humoristiques^^)



Pix : le bassiste du groupe, pris par chéchile^^

# Posté le dimanche 09 mars 2008 11:11

Modifié le dimanche 09 mars 2008 12:33